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Mardi 24 juin 2008
J'attaque donc le dernier mois, à la fois ravie de retrouvée mon cocon amical et familial, le Dordogne, Toulouse, l'été mais aussi frustrée de n'avoir vu que si peu de cet immense pays et laisser déjà les fastes de ces quelques mois dans la parathése du stage.
Pour parer au maximum à cette sensation du "peu" je m'empresse de prendre un aller retour pour Buenos Aires, la vie à l'air d'être aussi très paisible, et je devrai bien profiter au niveau gastronomique d'après les promesses du restaurant argentin (que rica la carne ) à côté de chez moi.
Je pars donc jeudi soir et je rentre lundi matin.
A mon retour d'Argentine, il restera 2 semaines à Santiago avant d'attaquer un périble au nord, vers le soleil en tout  (il fait super froid ici!!) , jusqu'au Pérou, en passant par le village de Tal TAl qui fête ses 100 ans, par Iquique, ville louée par des chants patriotiques pour la bravoure de ses héros, Arica puis par le dessert d'Atacama.

Avant cela, j'étais hier à Isla Negra (1H30 en bus de SAntiago) un bonheur de paysage de la côte atlantique, loin du bruit et de la pollution.





Là bas se trouve la 3ième maison de Pablo Neruda. Una maravilla!
La maison immense est en fait un musée tant elle regarge de collections inspirée par la mer, les voyages, l'artisanat. Le tout à travers une enfilade de salles se succédant comme dans un train qui offrirait des atmosphères différentes de wagon en wagon .
Je n'ai pas pu prendre de photo de l'intérieur mais imaginez un salon décoré de proue de bataux représentant des personnages-principalement des femmes- suspendu tout autour  de la pièce, un amas de boules de cristal qui captent la luminosité du dehors, des vases de toutes les couleurs, des quantités de vaisselle et du mobilier preciosos!
Des bouteilles horizontales habritant des maquettes de célèbres bateaux font face à la mer, des masques africains, des pipes, un cabinet de toilettes décoré de "pin up" du XIX parisien, une salle d'exposition de matériel marins, le tout reproduisant alternativement l'aspect de l'intérieur d un navire où celui d'un train. L'extérieur de la maison est en pierre et l'intérieur de chaque pièce, en bois avec toute une façade ouverte sur la mer et des plantes exotiques impressionantes














Par Magalie Alaux
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Samedi 14 juin 2008
    A mesure que la routine s'installe, il est de plus en plus difficile d'alimenter ce blog avec des photos et des découvertes merveilleuses. Il faut dire que les semaines sont denses, les week end aussi d'ailleurs.
J'ai attaqué la deuxième partie du sablier : la moitié du temps a filé et le temps restant paraît filer extrêmement rapidement.
 Pourtant, rien d'extraordinaire ces derniers temps : pas d'aventure ni de paysages ou d'animaux extraordinaires : métro, boulot
, restos, sorties, balades

Un petit trémolo lors d'une balade nocturne dans une rue magnifique du quartier Santa Lucia où l'éclairage aidant ET la nostalgie d'un soir de juin dans les rues de Sarlat, j'ai pensé à la maison de la Boétie devant cette façade.











La ressemblance est limitée, j'en ai conscience mais je parle ici d'une impression : de grandeur passée peut être










Semaine hétéroclyte malgré tout puisque j'ai eu l'occasion d'aller supporter la petite et surprenante équipe de rugby d'Arica (région du Nord) pas particulièrement favorie du championnat (moyenne d'âge élevée, sans budget ni terrain, ils s'entraînent dans un parc municipal!)  mais portée par la passion et la fierté de leur ville chargée de l'histoire chilo-peruvienne. Cela a donné lieu a un spectacle surprennant où les étudiants de Santiago ont mené jusqu'à la dernière demie heure jusqu' à ce que le public aricain se déchaînent et que les joueurs s'enflamment et enchaîent 2 essais, renversant ainsi le score.



Arica gagne et mon copain José, président et fondateur du club passe à la télé, fier comme un général après la toma del Morro de Arica




    Cette semaine aussi, j'ai eu l'occasion d'entendre un conférence de l'éminant Edgar Morin, de passage à Santiago. De justesse puisqu'arrivées avec 15 minutes de retard, l' amphi archi-complet, il a fallu ruser pour pouvoir se trouver une place dans les escaliers...



Edgar Morin
Hacia el abismo?


Heureusement, nous n'avions pas besoin des oreillettes et de la traduction...

Rien de révolutionnaire cependant : des références interessantes,  des images brillantes, ses concepts de pensée de complexe et d'incertitudes sur l'avenir au service d'un constat de chaos et d'un message d'espoir.











Salsa salsa tambien, puisque les cours continuent dans la bonne ambiance; le prof nous a préparé un repas cubain la semaine dernière. Cette semaine avec Carine, on a essayé de mettre ça en pratique mercredi soir dans une salsotéqua : un fiasco complet. A renouveller en week end... peut être demain soir d'ailleurs




L'atelier d'artisanat avec Carine et Karin, est aussi un moment très agréable.




Atelier à la maison : le métier rentre !


J'ai battu mon reccord de 3 paires de boucles à le séance... et je le fête par une petite photo avec notre prof Karin : adorable, future instit., elle paie ses études grâce à son savoir faire : quand elle n'est pas en cours, elle vend sur les marchés, essayant de passer au travers des coups de filet des policiers qui coûtent très chers (amande+ saisie du matériel)



Ma copine Carine, en pleine période violette!




Enfin mon quotidien ne serait pas complet sans ajouter la trombine de mon colocataire et copain Etienne



Défiant une salade que je tenais à immortaliser car vendue avec les racines, le tout empaqueté comme un bouquet. Il s'agit d'une salade hydroponique qui n'a jamais vu le terre. Le miracle de l'alliance de la technologie et de l'agriculture...


Et enfin : le gaz est revenu! allelouia
Et j'ai vécu mon premier tremblement de terre en composant cet article. Geneviève m'avait averti que ça arrivait de temps en temps. En l'occurence pas de quoi se jeter au sol mais de quoi seccouer l'immeuble et celui d'en face








Par Magalie Alaux
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Jeudi 5 juin 2008

Couleurs politiques et points de vue chiliens sur Pinochet

La principale critique que j'ai entendu sur le gouvernement actuel de coalition de gauche est son caractère excessivement consensuel. Il en résulte une paralysie dans les faits. Les conservateurs leur reprochent de ne pas être assez libéraux et les socialistes de pas prendre de mesures fermes.
Dans l'ensemble, il semblerait que la moitié de la population reste attachée à Pinochet et reconnaissant de ce qu il a fait pour le pays. Les gens expliquent qu il a modernisé l'économie chilienne et fait du pays la grande puissante de l'Amérique du Sud qu’il est actuellement.

Rappelons aussi que les démocrates au pouvoir, malgré le consensus des partis de gauche n’ont pas remporté une victoire écrasante. Dans l’opposition, des partis très radicaux sont pro pinochétiste. Le jour de son enterrement, à la Monéda, il y avait autant de gens déchaînés à crier leur haine (et réprimés) qu’à la commanderie militaire pour se recueillir…

 

Un service public désorganisé et inefficace

Il faut dire que les mesures timides du gouvernement actuel (prudent car la population reste à attachée aux valeurs libérales), ne font rien pour réconcilier la population avec une idée de l'état. A titre d’exemple, je reviens aux transports : jusqu’à l’année dernière, des entreprises privées se livraient une concurrence sans merci dans les rues de la ville pour récupérer le maximum de clients. Le résultats, courses-poursuites de bus dans la ville, se doublant pour être les premiers aux points stratégiques (sorties de métro…). Le choix de ne pas s’arrêter et perdre du temps pour un « client » (et non pas « usager ») unique, ou pour des jeunes (payant un tarif réduits) représentant une clientèle de seconde classe. J’ai entendu des histoires d’accidents terribles dans les rues de la ville, des sorties de route de bus roulant à toute allure… etc

Depuis cette année, l’état a pris le contrôle du transport urbain. Pour cela il a fait appel aux anciennes compagnie privées en sous-traitant l’usage de leurs bus, a versé un salaire fixe aux chauffeurs (désormais leur paie ne dépend plus uniquement du nombre de passagers).

Résultat, une désorganisation totale, d’où les problèmes actuels d’engorgement.

Ce n’est pas compliqué, la plupart des chiliens avec qui j’ai parlé du transantiago m’ont expliqué que « c’était mieux avant, il y avait plus de bus. Ca allait plus vite. »

La désorganisation a un impact important car elle renforce le discrédit sur le gouvernement, sur la gauche en général et sur l’intervention de l’état dans le quotidien des chiliens.

A faire une révolution, autant la faire efficacement au risque d'affuter les armes des opposants…

 

 

Boycott des entreprises privées contre la nationalisation du transport

A côté de ça, en allant a El Monte, la semaine dernière, le chauffeur de l’ambassade m’a expliqué en me montrant un parking rempli de bus qu’il s’agissait d une compagnie privée, payée par l’état pour assurer une partie du transantiago (le système public de transport). Or cette compagnie, comme bien d’autres boycottent le transantiago puisque le manque à gagner pour eux est important. Ainsi, ils empochent les subventions mais ne circulent pas, afin que les actuels usagers se rendent compte à quel point ils étaient mieux lotis en temps que clients…

 

L’état prend des mesures mais n’instaure aucun contrôle

Autre dérive, les chauffeurs de bus, désintéressés ne se préoccupent pas de savoir qui compostent son billet ou pas. Il y a fort à parier sur une augmentation du tarif d’ici quelques temps…Ici, le contrôle n’existe pas. Les mesures prises ne peuvent jamais aboutir complètement et l’état se décrédibilise complètement aux yeux des actuels  « usagers », qui en pâtissent et paieront la facture.

 

L’éternelle loi de l’offre et de la demande

Enfin et dernier point pour boucler la boucle : il est édifiant de constater qu’aux heures de pointes les transports coûtent beaucoup plus cher ! Comme quoi le prix du billet est inversement proportionnel à l’espace libre et au confort  mais dépend … de le demande.

 

Petite anecdote sur le métro, qui me procure une nouvelle surprise à chaque nouvelle tentative.

Hier, pour me rendre au Grange, j’ai pris la ligne bleue qui desserre Principe de Gales, station proche du lycée, que j’avais empruntée la semaine dernière pour le retour (l’aller était en chauffeur). Quelle a été ma surprise de constater que ce métro ne desservait qu une station sur deux ! En effet, j’ai appris après qu aux heures de pointe, pour augmenter le débit de métros, ceux-ci ne desservent qu’ une partie de leurs arrêts, bien entendu Principe de Galés n’en faisait pas partie. J’ai donc eu la joie de me rajouter à une file de 5O mètres pour m’entasser dans le 3ième bus…

 

La Poste version Chili :

Ici le courrier se ramasse par terre. Pour aller plus vite, le facteur jette le courrier en passant devant les habitations. Il en résulte qu’il ne passe pas les jours de pluie…

Et une fois par mois, il vient porter la note à ses « clients » : chaque lettre est comptabilisée et facturée par le facteur.

 

Actualité sociale d’une gauche complexée...:

En ce moment, il y a des manifestations d'étudiants et d'enseignants qui protestent contre la nouvelle loi sur l'éducation. Ils demandent (encore) à ce que l'éducation coûtent moins chère et à ce que les dispositions de la dernière loi soient mises en œuvre. En effet, la loi plus juste et à les projets et programmes intéressants qui se trouvent dans la dernière loi, ne sont suivis dans les faits d’aucun retour, ni d’aucuns moyens. Ainsi un chef d’établissement collège public nous expliquait que la dernière loi imposait aux établissements de faire des ateliers l’après midi. Dans la pratique les mêmes enseignants font les mêmes choses car ils ne savent pas faire autre chose, n’ont pas de possibilité de formations, n’ont aucun moyen supplémentaires…

 
L’actuelle proposition de loi, qui au cœur des protestations, à force d’être remaniée pour satisfaire à une opposition très forte, ressemble en tous points à l’ancien système…

Si l’opposition est forte, le gouvernement reste une alliance de gauche. Geneviève a utilisé l’expression du « complexe » et je la trouve intéressante. Le complexe de la gauche vient des années de propagande, de la puissance des partis conservateurs, de l’ancrage libéral dans les esprits chiliens conditionnés par des décennies de dictature dont le modèle économique a placé le Chili en tête des pays de l’Amérique du sud.

 
Les routiers manifestent également contre le coût du pétrole…

Il y a dans la presse dernièrement un comparatif sur l’actualité sociale au Chili et en France : quelques thèmes en commun…

 

La France, son président, ses fromages...

Le français n’est pas dans le top des compétiteurs mondiaux. Ainsi l’école est un bon thermomètre. Il y a 5 ans, bcp d’écoles proposaient d’apprendre, il était parfois obligatoire. La chute a été spectaculaire sur ces 5 dernières années. Les établissements sont très rares à le proposer. Par contre le chinois est beaucoup plus répandu. En ce qui concerne les informations, on parle à peu près autant de la France qu’en France du Chili. Le président est connu comme Carla Bruni ! Mais il n y a pas vraiment de parti pris sur notre culture, notre société, notre gouvernement. Mon colocataire me disait que la France avait, ici, une image un peu vieillissante. Ce qui n’est pas très surprenant pour un pays aussi jeune et … dynamique !

Mais rares sont les occasions de répondre à des questions sur notre beau pays…


 

Pollution et mode de vie
Vendredi dernier, tout comme mardi étaient des jours où l'état d'urgence a été déclaré, en matière de pollution. Ces jours là, les chiliens apprennent par la radio, la télé ou le voisin, quelles voitures peuvent rouler.
En sont exclues les voitures non equipées de pots cataliques et selon les numéros minéralogiques...
Alors Santiago espère la pluie pour nettoyer l'air (et encrasser parapluies et manteaux). C'est très efficace: depuis aujourd'hui il refait beau et le ciel est dégagé comme il ne l'avait pas été depuis... la dernière pluie

La télé
Je serais bien incapable de parler des programmes : mais à première vue beaucoup de variété et tv réalité.
Mais surtout la télé est partout ici : dans le métro (sur les quais, à la billeterie, dans les wagons), dans la rue, dans tous les cafés, et ce matin, j'en ai découvert à la banque, 
au dessus des guichets!
Par Magalie Alaux
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Lundi 2 juin 2008

Pour ceux que ça intéresse j'ai mis quelque part sur le blog la première partie de mes expériences au niveau des établissements pour répondre à mon oncle et autres mauvaises langues (;-)) qui me faisaient remarquer que mon stage ressemblait plus à du tourisme qu'à un échange professionnel...

Disons aussi qu'il y a beaucoup à dire et qu' il est plus aisé de publier quelques anecdotes sans incidences que de rentrer dans le détails des pratiques locales...

 

Dans  "pages"  (en haut à droite, intitulé  "rapport de stage 1ière"

Pour ce qui est des nouvelles, elles sont très bonnes. La pluie a cessé, enfin (après 15 jours et quelques inondations. La température est fraîche mais avec un redoux aujourd'hui et plus douce que ce qui va suivre d'après mes hôtes.
Pour être parée , j'ai fait pas mal de shopping et j'attend le froid sereine, puisque j'ai LE pull en alpaga, l'écharpe et bientôt une barde naturelle, à force de manger des churrascos (hamburgers locaux fait avec des fines tranches de porc grillées); Oui, car je n'ai toujours pas de gaz : autant j'ai pris le coup pour la douche façon hammam , avec gant et bouilloire autant je boycotte la cuisine au micro onde et préfère la mal bouffe locale entrecoupée de quelques perles gastronomiques (car il y en a : notamment un restaurant argentin à côté de chez moi qui a ma palme pour servir la meilleure pièce de boeuf que je n'ai jamais mangé) un excellent italien et quelques bonnes adresses péruviennes aussi.

 

Quant à la pollution, si ce n’est quelques picotements, le pic de pollution de vendredi ne m’a même pas affectée (contrairement au dernier : c’est à ce moment là que je suis tombée malade). En effet, quand cela arrive, c’est un dia de emergencia, la circulation est réduite à une partie des voitures seulement. Vendredi les plaques terminant de 0 à 5 ne devaient pas circuler. Vous imaginez un peu l’organisation !

Pour ce qui est de la vie culturelle à Santiago, je commence a bien profiter. J'ai commencé des cours de salsa mercredi avec ma copine Carine, franco allemande et prof de FLE à la fac. C'était super (OUI OUI dans le meilleur des mondes reprend le dessus...) on est un petit groupe et hay buenas ondas : le prof et sa méthode me vont très bien même s il est très difficile à comprendre car il parle quasi exclusivement avec des chilénismes.

Ce week end a permis d'inaugurer les nuits de Santiago : sortie dans plusieurs endroits et aucun ne m'a déçu. Vendredi soir c'était spectacle de cirque suivi de groupes en live, puis une boite à Bellavista avec notre chauffeur particulier, José, le colocataire de Carine qui est le Pierre Bellemare local, passionné d' Histoire en général et de celle de son pays en particulier, chaque anecdote puise dans des sources lointaines mais toujours très enrichissantes. J'ai boycotté les boites à Reaggaeton et on s'est retrouvé dans un lieu tres branché avec Dj et musica electronica

Samedi  après midi, j’ai visité des appartements avec eau chaude mais aucun ne m' a convaincue puis j’ai fait le marché de Patronato. Pour faire des affaires c’est là où se fournissent les chiliens : en chemin j'ai senti une main de me saisir l'épaule. C'était une élève du Redland, elle m'a fait la bise et s'est présentée et m'a présenté son pololo (petit copain) ; amusant et déstabilisant aussi le rapport affectif qui unit enseignants et les élèves alors qu' en France on se fait un devoir de mettre cette distance.

Sur le marché, biensûr on trouve de tout : beaucoup de boutiques, de vrais stands, de stands improvisés qui remballent en 5 secondes chrono quand les carabineros déboulent en horde motarde. J’ai été témoin de ce spectacle et impressionnée par la rapidité de la manœuvre mais aussi de constater que les vendeurs les plus tenaces redébalent 30 mètres plus loin, jusqu’à ce que les policiers se déplacent (ce qui reste limité finalement).

Samedi soir, soirée avec les copines, film et sortie dansante. Carine toujours et Maria une argentine voyageuse et photographe. Même les chauffeurs de taxi ont été très sympathiques et divertissants ce soir là, ce qui n'est pas toujours le cas!

Aujourd'hui, festival du cinéma européen puis petit tour au marché aux puces de Bellas Artes. J’ai beaucoup aimé cet endroit, l'ambiance alternative est à l'opposée de mon quartier. Les gens traînent, discutent dans une ambiance détendue. (J’imagine que la douceur du temps y était pour beaucoup…)

Des accords de guitare, des marchands qui chantent leur produit, des conversations chantantes, elles aussi. On trouve de tout et les stands les plus sophistiqués son fait d une planches et 2 tréteaux : Quand les commerçants plient, ça prend 5 min et ça tient dans un sac plus petit que mon bagage à main.

Un sentiment de liberté règne ici et une partie de l’esprit chilien aussi. Un des stéréotypes sur les chiliens est justement cette capacité à toujours se débrouiller, trouver une astuce pour gagner les 3 sous nécessaires pour réinvestir et nourrir sa famille.
Nous y avons fait la connaissance de Karin qui vendait ses produits artisanaux : bijoux et porte-monnaie en cuir, en graines, en macramé. Elle a accepté de nous apprendre la technique, donc vendredi après les cours, on commence l'atelier artisanat local.


Par Magalie Alaux
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Mardi 27 mai 2008
Les photos ne pourront pas décrire la rencontre avec les dauphins, les sketches des lions de mer, les courses maladroites des tout petits manchots, les vols des immenses pélicans et les envols des cormorans de toutes les couleurs, mais voivi quand même un petit aperçu

Nous voilà parties pour une vingtaine de minutes de navigation vers la réserve de des iles de Choros.

Les plus gros sont les mâles, il y en a en moyenne un pour 10 femelles. Ces animaux énormes consomment une quantité industrielle de poissons. Ils semblent passer leur journée à manger et à dormir. Il faut dire que se déplacer semble tellement compliqué...

En tous cas, les locos, ont des museaux très attachants et sont capables de démonstrations très amusantes qui me rappellent vaguement Sangha...



Les pélicans qui somnolent.

Une armée de cormorans



Une autre variété de cormoran aux couleurs vives





des horribles oiseaux blancs avec le bec noir...
Je ne sais pas ce que c'était, si ce n'est... effrayants!














Comparez la taille des pingouings (si vous arrivez à les voir) et celle du pélican.
sinon :
link
Les pingouing paraissent assez effarouchés et s'enfuient maladroitement quand on s'approchent. Ils ont aux moins de prédateurs dans le coin (des oiseaux de proix). Quand ils sentent qu'ils vont mourir ils préfèrent se suicidés et se jettent du haut de la falaises sur des rochers. Monogammes ces oiseaux pondent et covent deux fois par an. Le guide explique que si l'un des deux partenaires meure l'autre se laisse souvent mourir également.




Cette photo est un crime à côté du moment  passé à coté des dauphins, à les entendre communiquer ! Nous avons eu beaucoup de chance de croiser, en tout, 3 colonies, alors qu'il n'y avait aucune certitude d'en croiser une seule!


Arrivés sur l'ile de Dama où on a pu descendre contrairement à la réserve que forment les îles de Choros. L'océan est bleu turquoise et le sable blanc et fin comme nous n'en avons encore pas trouvé ici. Ce qui semble être des petits cailloux sont en fait uniquement des morceaux de coquillage. Entre autres le loco, une spécialité d'ici





Accueillis par des tout petits oiseaux pas sauvages du tout... enfin, surtout habitués à la présence de touristes et aux bénéfices à en tirer...



Le bonheur en k-way, c'est possible!
Par Magalie Alaux
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Mardi 27 mai 2008

Edith, une instit avec qui les filles ont travaillé nous a emmené en voiture dans les plus jolis coins de Coquimbo.

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Nous n'avons donc pas échappées à la Cruz del tercer milenio.



La vue sur l'horizon



Le port et le stock et son stock de charbon, pour approvisionner les bateaux...


Quand le soleil se couche dans le pacifique...


Cette petite ballade touristique s'est achevée par un ballade d'adict puisqu' Edith s'est fait le plaisir de nous faire visiter son deuxième lieu de culte...
Passion à peine avouée mais trahie par la leur nouvelle dans les yeux d'Edith quand elle nous a proposé d'aller au casinon sans avoir besoin d'une réponse...  Puis, par la rapidité avec laquelle elle fait disparaître deux billets dans une machine à sous.

Notre journée à nous a continué sur une petite sauterie "française" avec crêpes complètes a volonté et dulce de leche (caramel local qui remplace largement le nutella (si si, je vous jure)... une merveille!

Et enfin, une nuit dans le Barrio ingles (quartier en voque pour sortir) accompagné d'un colocataire des filles. Première sortie en boite chilienne...
Comment dire?... les mots me manquent.
Disons que mon oreille est hostile est reggaetown : exclusive musique diffusée à l'epicentro, c'est la musique des jeunes. Cristian nous disait qu'il y a encore 5 ans, la socièté encore très conservatrice ne la tolérait pas (la danse, j'imagine).

Petits extraits choisis :
link
link

A quand cette nouvelle mode très latine voire antillaise (j'ai vu quelques similitudes avec les festival de musique antillaise de Notting Hill) en France?

Ne comptez pas sur moi une démonstration !
Par Magalie Alaux
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Mardi 27 mai 2008
Après une semaine de pluie intempestive dont un jour férié ( qui a été l'occasion de mon premier cinéma en espagnol! ) j'ai pris la tangente vers le soleil et m'en suis allée par le bus de nuit rejoindre les chicillas à la Serena puisque mon RDV de vendredi était annulé.
Week end bien réjouissant et ressourçant...

Vendredi : A la découverte de la vallée de l'Elqui

2h30 de bus en direction de la cordillière. La vallée de l'Elqui est protégée par un micro climat, il y fait toujours beau! Notamment, quand à quelques centaines de KM de dizaines de centimètres de pluie inondaient certains quartiers de Santiago



Sur la route de la vallée un paysage presque irréél avec des montagnes à perte de vue, un lac bleu turquoise au premier plan et un ciel non moins bleu...



Arrivées à Monte Grande nous nous sommes lancées dans une marche d une dizaine de KM pour rejoindre le village suivant, réputé pour la magie des lieux au sens premier du terme... Cochuiguaz, ville mystique, concentre une communité importante de ... "chasseurs d'energie" autrement dit de babos produisant artisanat local et produits naturels aux bienfaits magiques, massages aux appellations asiatisantes etc

link


La vallée a ceci de surprenant qu'elle est entourée de collines truffées de cactus, et au millieu coule une rivière (plusieurs sources "transpercent" les montagnes pour l'abreuver) d'où la verdure luxuriante au coeur de la vallée. Les vignent poussent sur les cotaux.



Après quelques 3 ou 4 heures de marche sous le soleil et éblouies par la beauté des lieux, mais toujours à 4 km de Cochigaz, un adorable couple de chiliens d une 60 aine d'années, expatriés pendant 30 ans aux USA,  en vacances pour célébrer leur anniversaire de mariage, nous ont offert de nous conduire en voiture jusqu'à Cochiguaz. La visite s'est donc poursuivie en Volvo...





Ici un observatoire particulier  (il y a en a beaucoup dans cette région où le ciel très dégagé permet d'observer les astres), une immense maison et des saules qui longent le rio magico



Là, une cabana magica..


Mais la vallée de l'Elqui c'est aussi et surtout un lieu de production de pisco avec des vignes de toutes les couleurs.

Notre guide improvisée nous raconte que les anciens se plaignent de l'introduction massive de culture de raisin de table qui produit 10 fois plus de jus que l'authentique raison Pisco. In fine, c'est donc une tragédie pour le traditionnel pisco.

Après avoir fait le tour du secteur mystique, nous sommes allés d un coup de volvo, jusqu'à Pisco Elqui où nous avons visité un chais de pisco
Je peux maintenant corriger mes propos sur le pisco. L'alcool de tête 'le premier à sortir de l'alambic) doit effectivement etre equivalent à la gnole des familles. Mais le corps du pisco ressemble plutôt à du Cognac. A la différence que les chiliens conseillent de le boire très frais, (à conserver au congélateur même) avec possiblité de l'agrémenter de citron ou de cannelle.
Enfin, le dernier produit extrait de la macération est utilisé pour les pisco sour et autres cocktails à base de pisco

Enfin, que les défenseurs des animaux détournent le regard sur ce qui était utilisé comme gourde dans les vignes...
Je vous laisse deviner...
Par Magalie Alaux
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Dimanche 18 mai 2008
Pour nuancer mes propos et photos idylliques de découvertes qui me sont données de faire lors de mes escapades, je vais maintenant aborder les aspects beaucoup moins sympathiques de la vie à Santiago.
Dans toutes les séries télévisées ou romanesques, après les moments de gloire viennent les déboires, alors voici les miens autrement dit, sortie des escapades, les sombres moments de la vie quotidienne dans cette immense ville qui allie le pire des pays industrialisés et le pire des pays en voie de developpement.

Vous comprendrez en lisant cet article qu'il ne soit pas illlustré par les photos que j'aime à poster... quoique mes amygdales obstruées par des ganglions de la taille de balle de tennis eussent été divertissantes... mais pudeur oblige, cet article restera brut, comme endeuillé par les facettes obscures de Santiago...

link

 

Je dois avouer que le retour de la Serena (qui porte très bien son nom) a été pour le moins brutal.

Arrivée à 7H du matin par le bus du nuit, à la estacion central (qui elle aussi porte bien son nom) je me suis confronté à l’affluence dans le métro en pleine heure de point. Cela signifie prendre sa place dans une queue d’environ 20 à 30 mètres de long avant de pouvoir badger pour passer les portillons et pouvoirs enfin prendre place sur les quais surchargés. De là, j’ai pu assister au spectacle affligeant et tout aussi bestial consistant à pousser le plus fort possible afin de faire rentrer un maximum « d’usagers » dans les wagons. Je n’avais vu que ça que sur des images du métro japonais mais c’était fait avec beaucoup plus d’élégance… Cela je ne connais la capitale française et anglaise que sur le mode touristique mais j’imagine que la cohue doit être la même. Qu’en dit la famille ?

 

J’ai donc attendu le 5 ième métro pour pouvoir enfin prendre place dans ce cocon fétide…

 

De là, j’ai eu le temps de prendre une douche troquer mes chaussures de rando contre mes bottes d’assistante de français et me voilà partie pour mon premier cour à l’INBA, école publique de garçons. Cf article sur les lieux de travail pas encore posté

 

Les transports : mélée et casse-tête…

 les bus de ville

Puisque l’on est dans les désagréments du quotidien, il faut savoir que les transports à Santiago sont à la fois une plaie et un casse-tête :

Jusqu’à l’année dernière, plusieurs compagnies privées couvraient la ville dans une indéfectible compétition. Après quelques temps ici, et comme en matière de politique les avis sont partagés (la moitié de la population défend l'oeuvre de Pinochet)… Certains regrettent l’anciens système où pour chaque trajet plusieurs compagnies se menaient une compétition ardue. Les autres et pour ses même raisons, savourent la reprise en main par l’état du système. En effet la compétition entre les compagnies amenaient les chauffeurs à faire la course pour être les premiers au sorties de métro (lieux d’affluence) à négliger les enfants (qui paient et payaient demi tarif), à ne pas s’arrêter aux arrêts mineurs etc… le tout avec des accidents réguliers,  sorties de route, des morts etc…

Depuis l’état, a racheté une partie des bus des compagnies privées et a assuré un salaire fixe aux chauffeurs (avant leur revenu dépendaient de leur rendement…). Ce qui a conduit à d’autres écueils puisque maintenant les chauffeurs ne se sentent absolument pas concernés par les fraudes.

Le problème est qu’ à ce jour, là où passer plusieurs compagnies, il n’en passe plus qu’une et les usagers s’en plaignent.  Le degré d’engorgement des transports est une véritable catastrophe. A titre d’exemple, la semaine dernière pour mon premier jour de travail (là où j’avais mis 20 minutes avec la voiture privée de l’ambassade, puisque j’étais accompagnée…), j’avais prévu large et suis partie 1H30 avant l’heure d’embauche (c’est le temps moyen de déplacement pour les usagers). C’était sans compter que les 7 premiers bus ne se sont pas arrêtés tellement ils étaient pleins… Malgré mes bonnes intentions je suis arrivée avec une demi heure de retard…

En conclusion,  outre qu’on peut attendre le bus très longtemps, il est loin d’être sûr que celui– ci ait de la place et donc s’arrête quand il finit par arriver.

Par ailleurs le chauffeur m’a indiqué un autre circuit que j’essaierai la semaine prochaine. En effet, à ce jour aucune carte ne permet d’élaborer un parcours par bus ! Seul, un site, qui n’indique pas tous les bus est disponible. C’est comme cela que j’ai eu mon itinéraire (boiteux)…

Par ailleurs, il faut ajouter qu’il existe plusieurs types de bus dont je n’ai pas encore saisi toutes les différences.

Ma petite expérience du Chili  m’ont conduite à l’analyse suivante : les ressources de l’Etat sont nulles et donc aucun investissement en matière de transport risque de se faire avant très longtemps si ce n’est pour les routes et autoroutes (commerce bien plus juteux et pour des usagers bien plus juteux également…)

 

Je n’ai pas encore eu la joie de prendre le bus les jours de pluie mais Etienne m’en a compté un récit des plus inquiétants où les odeurs corporelles (« à sec » sont déjà difficiles aux heures de pointe) produisent un effet « chiens mouillés » auquel se rajoute le gluant de la pluie,  résultat du mélange de l’eau à la pollution avant de rejoindre la plèbe.

Cela promet bien du bonheur !...

 

En parallèle, on trouve les taxis, mais aussi les collectivos, à mi chemin entre bus et taxi .Ces taxis fonctionnent comme des navettes et effectuent un circuit bien précis dans des quartiers. Certains portent simplement des numéros, d’autres ont un panneau sur le toit indiquant leur circuit. La plupart ne partent pas tant qu’ils ne sont pas remplis, on  peut en arrêter d autres si on les croise en chemin, incomplet. Par ailleurs, là encore il n’existe pas de carte qui recense cette utile alternative.

 

A cela s’ajoute les bus ruraux que je prend pour me rendre aux 2 établissements les plus éloignés. Ils cumulent l’inconvénient d’être loin et de subir les bouchons dans les villages qu’ils desservent.

 

Enfin, les bus inter régionaux, comme ceux que je prend pour partir le week end sont sûrs et efficaces. Les contrôle stricts avec note de l’identité de chacun des passagers (carte ou passeport demandé), les contrôleurs vous proposent des oreillers pour les longs voyages, vous bordent avec une couverture polaires si vous avez froids, vous tienne le bras pour descendre et ne vous rende vos bagages mis en soute que contre un ticket donné au moment du départ (luxe que n’a pas pris Iberia avec les bagages à main rangés en soute…)

 

Les odeurs des transports en communs : celles de la sueur, de la crasse, mélangé au tabac, à l’odeur de fritures plus digeste depuis longtemps. Les odeurs de pop corn, à toute heure, de caramel et de cacahuètes grillées tellement fortes qu’elle vous attaquent les nasaux comme si le sucre y dégoulinait , les gazes d’échappements et le nuage de pollution dans le quel on évolue ici, qui brûlent les yeux et attaque la gorge… Je déteste la ville ! (j’entends de là les remarques… mais Toulouse est un grand village avec une large périphérie)

 

 

Le civisme ne semble pas être chilien…

Pour parfaire le tableau, dans les transports en commun, il ne faut pas compter sur le civisme des usagers mais sur votre seule force physique. Les gens ne s’écartent pas pour vous laisser descendre même en demandant poliment…

 Par ailleurs, mes bonnes manières sont régulièrement ébranlées lorsqu’en attendant gentiment derrière , ce que l’on nomme communément la ligne de discrétion (aussi invisible soit elle), le/la premièr(e) venu(e) vous passe devant pour aller se mettre juste derrière celle qui vous précède…

De même au supermarché, ne vous offusquez pas quand en cherchant des yeux un produit, quelqu’un plante son cadis pile à hauteur du regard pour faire la même chose à côté.

Le manque de civisme est évoqué en parlant de Santiago dès que l’on s’éloigne de cette ville, qui ressemble sûrement le moins au Chili de toutes…

 

 Ou l’excès de gentillesse…

Rarement on vous répondra « non » ou « je ne sais pas » à Santiago, on préfère vous envoyer sur un chemin complètement faux. Quand ce n’est qu’une route, ce n’est pas grave, on confronte plusieurs passants, on compare avec la carte… Mais lorsqu’il s’agit d’administration, c’est à piquer une crise de nerfs. Ainsi pour avoir ma carte de transport à jour , j’ai été « baladée » dans 5 points de renseignements différents, chacun bien sûr éparpillés aux 4 coins de la ville pour aboutir à la conclusion que ma requête ne pouvait aboutir….




L’insécurité…

Autre grand thème abordé par les chiliens eux-mêmes. Ici les sacs à dos se portent sur le ventre, les sacs à mains sous les manteaux. J’ai été mise en garde de ne pas essayer de négocier en cas de braquage..  Ceux qui braquent ne sont pas des ados en quête de reconnaissance mais des désespérés qui n’ont rien à perdre… Et j’imagine qui doivent nourrir d’autant plus de ressentiments en côtoyant tant de richesses, car comme me l’a dit le médecin qui m’a vacciné, »le Chili est la Suisse de l’Amérique latine ».

 

La misère bien sûr : Je n’ai rarement vu autant d’handicaps et de misère cumulés dans la rue qu' à Santiago (les deux se cumulent puisque que quand on nait pauvre on le reste mais si on ne travaille pas on est plus pauvre que les pauvres : indigents . Ailleurs, les villages sont pauvres mais les gens mangent. Ici, je n’ose parfois même pas regardé les mendiants, l’un tellement bossu qu il évolue sur le sol, tel autre aveugle et homme-tronc, des grands-mères tendant un verre les yeux dans le vague, un jeune fille qui vend des tickets de loterie avec son nouveau né dans les bras, un autre, en boule sur un banc, dans son duvet vous dévisage d’un regard de glace sans même demander quoique ce soit… des fous, des illuminés,  avec ou sans prières, des clochards qui dorment tête contre sol à côté d’une vierge…

 

La ponctualité n'est pas chilienne… cf première expérience à l’INBA (pas encore posté)

 

 

De la pollution (encore et toujours) à la condition humaine…

Plus qu’ailleurs, les maux de tête récurrents depuis mon arrivée. Il est vrai que la concentration pour parler, comprendre, se réparer doit solliciter mes méninges un peu différemment. Mais, mercredi soir au mal de tête s’est ajouté les frissons, la fièvre, les picotements dans la gorge. Pas bien, non pas bien du tout !

Pire le lendemain… J’étais pourtant au lit de bonne heure et j’avais une sieste en rentrant (fatiguée et pas dans mon assiette depuis le retour de la Serena) Mais alors jeudi quand le réveil a sonné a 5H30 pour aller au Redland, l’horreur, tout comme la veille, au coucher, en pire ! avec en plus un mal à la gorge lancinant.

J’ai hésité, le temps de me réveiller, essayer de boire un verre d’eau, marcher un peu…

Impossible, j’envoie un mail (entrecoupé par une pause en position fœtale dans le canapé : j’en bave…) à la prof et à ma correspondante à l’ambassade: je crois que j’ai la grippe, je ne peux pas venir travailler ce matin… ouf le mail est fini,  fébrile, j’ai du mal à tenir debout, je retourne me coucher.

La journée à passer comme cela : entrecoupée de moments en dehors des limbes de la fièvre où je cherchais à joindre mon coloc (impossible, je n’avais pas réussi activer mon solde…), plus de doliprane, impossible de trouver un généraliste dans l’annuaire, tous ont de spécialité…

Bref, l’horreur, je crois que j’ai rarement autant été aussi secouée par la fièvre. Impossible de rester plus d’un quart debout pour envoyer un mail sereinement en demandant de l’aide à Geneviève à l’ambassade et attendre la réponse. L’opération s’est donc déroulée par étapes, entre temps je sombrais. J’ai fini par avoir les coordonnées d’un médecin franco-chilien. En fin de journée j’ai réussi à me traîner jusqu’à la boutique de portable pour remettre du crédit, appeler le médecin et trouver des médicaments. Résultats des courses : je peux me vanter d’avoir pu donner à voir à celui-ci la plus « belle » angine de sa carrière. Ca se mérite ! Des heures de fièvre, des ganglions de la taille de balles de tennis dans la gorge… je me voyais déjà rapatriée et intubée pour pouvoir respirer…

C’est beaucoup mieux même si la douleur n’a pas disparu, je ne suis pas la loque que j’étais jeudi, mieux que vendredi où cet andouille de médecin m’a gentiment fait venir à l’heure de pointe pour bavasser sur ce que je faisais ici, l’intérêt de la chose, la dure réalité des transports en commun, la triste condition de l’école publique, de ses fortes têtes faisant le parallèle avec les banlieues françaises pour finir sur le culte de l’enfant au roi au Chili, le tout agrémenté d’anecdotes sur sa propre expérience… du bonheur quand on sait qu’il va falloir faire une heure de route, demander au moins 5 ou 6 fois où se prend le bus…

 

Le bon côté c’est qu’en demandant ma route, je suis tombée sur Paola, chilienne très sympathique qui s’est montré extrêmement serviable, m’a laissé ses coordonnées en cas de besoin… et m’a renvoyé, sans s’en douter dans les cordes de ma culpabilisante condition lorsqu’ après m’avoir questionnée et s’être rassurée sur mes conditions de vie à Santiago (je devais être encore bien palotte). Celle- ci comme tous les indiens mapuche (indigènes authentiques du Chili, qui composent en grande partie la partie la plus pauvre des habitants) m’a expliqué qu’elle vivait à coté de l’aéroport, dans les bidons ville et faisait ses 90 min de transport quotidiens (bus de ville, métro, bus rural) matin et soir pour travailler dans une boutique, pour une misère sans doute…

 

Oui parce qu’ici, il y a du travail pour tout le monde : dans les restaurants, bars, les commerces, les employés sont plus nombreux que les clients… la plupart du temps ils n’ont pas de fixe et vivent des pourboires mais tous sont contents de travailler, au moins ils ne sont pas indigents et mangent…

 

 


Par Magalie Alaux
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Dimanche 18 mai 2008
L’état grippal que je couvais mercredi soir quand je vous ai livré l'article sur la Serena m’a amené à le clôturer  précipitamment et incomplet. Mais maintenant que j'ai presque retrouvé mes pleins pouvoirs, je ne peux décemment pas le terminer sans fanfaronner un minimum (pardonnez moi, mes chers lecteurs…mettons ça sur le compte de l’émotion! )

 


Pour la première fois, j’ai trempé mes grands pieds dans l’océan Pacifique!!!


et parce que j'ai adoré cet endroit je vous offre un petit complément...


        

















        

 

 


 

      La mosquée de Coquimbo

 


 

 

 

                                                                                                            

 


 

 

 

 

 

 

       ils sont pas beaux les bateaux?        

                

 

 

 

 


 

et mes couchers de soleil?

 

 

 

 

 

 

 

   



   

    Au fond, c'est la cruz del tercer milenio, accés payant, à mi-chemin entre pémerinage et parc d'attraction (dixit le lonely planet, on n'y est pas allées), outre le panorama sur la ville on y trouve  un musée à la gloire de Jeau Paul II qui est venu y célébrer une messe




 


 


 

 


Et là, si je ne craignais pas les moqueries des savants en faune que sont les hommes de ma famille... bon allez je me lance, on ne peut pas à la fois courrir le gibier, où flâner sur seasons et être sur la toile...

Alors, je dirais qu'au milieu des nuées de goélans qui s'attroupent sur les plages, près du port,  dans un tableau terrible déja vu dans le plus angoissant des Hitchcock -les oiseaux- les grands oiseaux noirs ressemblent à des grands cormorans. Je ne sais pas s'il y en a au Chili et je tend la perche aux connaisseurs si toutefois le zoom  permet l'expertise...

 











Cette jolie porte pour mettre un peu de distance entre la photo précédente et la suivante...


Il paraît que je mets pas assez de photos de moi...
Par Magalie Alaux
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Dimanche 18 mai 2008
Sur les conseils de la mama adoptive de Carole et Coralie, le dimanche, dia de la mama, nous avons donc pris un bus pour Andacollo. Le bus s'est enfoncé pendant une heure dans les terres au nord est de la Serena, en direction de la cordillière. Là, nous étions tout simplement scotchées par les paysages de montagnes successives faites de cailloux où les cactus sont la seule végétation.

Il faut bien avouer que le bus transportant plus de passagers que de sièges a légèrement peiné pour gravir la route en lacet qui sillonne ces montagnes. Et une une fois quelle surprise de découvrir ce village perdu dans ce desert montagneux. Le tout sous des températures caniculaires. Pour être précise, Andacollo a une rue principale avec qq restaurants, la plupart vides mais largement sonorisés.

Le reste du village ne sont que petites maisons de bric et de broc aux vitres pousseux et aux chemins de terre.
La seule trace de richesse de ce village reculé : je vous le donne en mille!








L'église bie sûr, quoiqu'un peu vétuste


et...










le temple (oui oui, le temple) dédié à la sainte mère!
immense et démesuré par rapport au village d 'Andacollo
















avec l'effigie de la vierge où le pélerin vient faire ses dons de toutes sortes, en fonction des moyens : cierges, cadeaux divers, fleurs, et même des diplômes (paraît il, on les a pas vu!)









Une parenthèse sur la religion :


    Ce pélerinage est représentatif de l'importance de la sainte famille dans ce pays très croyant. J'ai appris pas la suite, que la majorité des gens sont ici catholiques avec bien des façons de vivre leur culte : certains vénérent les saints et la vierge à travers une sorte de contemplation passionnée, en arborant des images et des symboles de leurs icones, d'autres vivent leur foi dans la menace qui pèse sur les pêcheurs, d'autres encore préférent prier l'amour...
    Dans certains quartiers, les racolleurs appellent et tendent des tractent, dans d'autres les les fidèles vont précher dans les quartiers les plus pauvres le week end. Dans l'ensemble, les images et chapelets sont en vente partout dans la rue et la sainte famille sur toutes les lèvres. En me rendant à un cour, j'ai voulu traverser un marché, dans le quartier trés pauvre de Quinta Normal baptisé Lourdes... il s'agissaient exclusivement de bancs d' images religieuses. Une vielle, qui avait dû sentir à qui elle avait affaire m' y a tendu un superbe bracelet tout en plastique serti d'images de la vierge...

    A concurence des catholiques (si je puis m'exprimer ainsi), les protestants, sous diverses formes ne sont pas en reste. L'un des professeurs avec qui je travaille m'a sortie de mon ignorance en m'énonçant ce qui différencient les évangiles des catholiques (les évangéliques ne vouent pas le même culte aux saints et à la vierge).
Ici, les églises palient à l' absence de social. Elles oeuvrent de différentes façon à aider leur fidèles. Elles peuvent financer des soins, des mariages, des études. Certains branches ont bien entendu leurs propres écoles. Dans le désordre et de ce que ma mémoire agnostique a retenue : les mormons sont dans la place, tout comme l'Opus Deï (tres influente), les Methodistes. D'aprés les sources du net, la grosse majorité est catholique avec une forte influence de l opus dei, et 10 à 15% sont protestants. On trouve une minorité de juifs et de musulmans.

Fin de la parenthèse

Coquimbo c'est aussi ça :





Des maisons de fortune, colorées et où plus qu'ailleurs peut être on peut y lire des slogans militans













des chiens, qui comme les vieux (que je n'ose pas photographier...) se traînent devant les maisons en cherchant un peu de fraîcheur









des buis buis où l'on peux manger des empanadas frits dans une savoureuse huile...
au fond des maisons de toles flanqués sur des collines poussiéreuses





Par Magalie Alaux
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