Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 02:57

    En découvrant mon emploi du temps surchargé, j’ai vite compris qu’il faudrait veiller à proposer des aménagements pertinents dès que cela serait possible afin de libérer des jours en fin ou début de semaine pour découvrir ce pays à la géographie folle.
    La première semaine, j'ai pu remettre le seul RDV de vendredi dernier au vendredi suivant soit le 16, ce qui m'a permis de prévoir une petite sortie à la Serena, où sont parties travailler mes copines de route.
    Jeudi dernier, le 8 mai alors que chacun d'entre vous avait sûrement organisé un deuxième long week end consécutif, je commençais ma première journée de travail. Je développerai cet important aspect de mon voyage dans un prochain article…
    Jeudi soir donc, je prenais le dernier de bus de minuit pour arriver à la Serena au petit matin, où j’étais accueillie à 6h30 par mes copines instits.

(En effet sur la carte la Serena paraît tout proche mais 6h à 7 h en bus la séparent de Santiago. Les déplacements vont réellement être d’autant plus limités que l’hiver arrivant, les cols enneigés vont être d’autant plus difficiles à franchir… ce sera le cas pour aller en Argentine, au sud mais aussi au nord)

     Après avoir déjeuner ensemble, celles-ci sont parties travailler pendant que je découvrais le marché en flânant dans les rues de cette ville de bord de mer me rappelant un peu Essaouira au Maroc.



La première impression a bien sûr été le calme qui règne et qui fait tant défaut à Santiago, l’absence de pollution qui fait place à l’air marin et les petites maisons. Si les matins sont couverts les journées sont protégées par un micro climat. Ici, pas de buildings. Pourtant, les centres commerciaux du centre sont en tous points comparables à nos « nouvelles galeries » à ceci prés qu’ils cottoient les boutiques cheap du style baboo, gifi ou tout à 1€…


Les cireurs de chaussures, les personnes souffrants de graves malformations, imputations ou maladies ou extrême pauvreté sont moins nombreux, voir absents de cette ville balnéaire mais, pour nuancer et le tableau idyllique, à ma grande stupéfaction le guide mets les voyageuses seules en garde contre les faux taxis qui représentent, paraît il un réelle menace. .. Pour ma part, je n’ai pas eu de problème avec les taxis. La seule particularité est qu’ils n’ont pas de compteurs, facturent à vue de nez ; ce qui impliquent des différences de l un à l’autre.

Par ailleurs, il existe ici, des collectivos. Ces taxis « dégriffés » affichent un circuit, tout comme les bus

 Le midi, les filles m’ont retrouvé et nous avons mangé au marché. L’après midi de flâne s’est poursuivi, j’ai pu constater que les artisans sont moins nombreux qu’à Santiago mais les gens sont tellement plus ouverts à l’échange que c’est un plaisir. Beaucoup de vendeurs sur le marché viennent de la vallée de l’Elqui pour vendre ce que la nature offre pour moyen de subsistance : des noix diverses, du raisin etc..
Le moindre achat est l'occasion de longs échanges, ponctués de "qué bonitooooo!"

 Vendredi soir, nous sommes restés à la pension et nous avons pris des renseignements sur la ville voisine où nous projetions d’aller à pied le lendemain.



Ces 8 km de plage pour arriver à Coquimbo ont été une vraie cure de soleil, d’embruns.

La faune locale : des mouettes toutes grises qui jouent avec les vagues et galopent plus qu’elles ne volent, les rendant presque attachantes.

ET bien sur les chiens… A notre départ de la Serena nous avons été adoptées par 2 toutous tout noirs, le premier (sorte de labrador) courant après les mouettes et l’autre tenant plus du teckel, affublé de pattes ridiculement courtes courant après le premier. Malheureusement pour nous, ces joyeux lurons ont été rejoints plus tard par un troisième de type berger, qui s’est mis à courir avec eux mais qui est devenu menaçant avec l’espèce de labrador dès que celui-ci osait s’approcher de nous. Leurs rixes régulières ont fini par envoyer Coralie au tapis ; Et après cette chute amortie par le sable, nous avons taché d’échapper à cette compagnie si exclusive.

 

Le moyen définitive et dont je me rappellerait longtemps a été une halte dans un restaurant à l’entrée de Coquimbo .


La fraîcheur des fruits de mer qui composé le « jardin del mar » n’a d’égal que les pêches du Cap Ferret, à la différence qu’ici pas d’étriches ni d’araignées de mer mais la spécialité locale : le « ceviche » qui est une forme de carpaccio de fruits de mer, de St jacques exquises, de coquillages inconnus mais non mieux délicieux, des pattes de crabes… etc .Le tout servi avec un mélange citronné au coriandre et petits oignons et un petit blanc sec de la région de Valparaiso.

Un bonheur !

Notre arrivée tardive dans le centre ville nous amené sur la place du village où la fête des mères allait être célébrée en grande pompe. Véritable institution, ici, un Michel Drucker local animait la soirée, en grande partie musicale, présentant des mères des plus méritantes. Les première tables étaient décorées, des cocktails servis , derrière le reste de l’assemblée était installé sur des chaises adjacentes. Une mama nous a entendu parler français et nous a envoyer aux premières loges avec les invité(e)s (toutes les mères du village je suppose). Le serveur qui nous a demandé nos invitations s’est un buffée des plus rares pour ne pas traiter nous autres, représentantes étrangères aussi dignement que celles pour qui la soirée était organisées. Bien sûr, notre honte nous a ramené sur les chaises mais celui-ci n’a pas tenu longtemps avant de nous trouver une  table…

La soirée, quoique fort kitch ne manquait pas d’intérêt. Il est édifiant de constater que la paix sociale est maintenue aussi par la célébration des mères afin marteler à toutes les générations le respect dû au deuxième sexe…

 

Après cette sauterie dans une ambiance familiale (avec un publi quasi exclusivement féminin, de tous âges) nous avons été à ma casa de le cultura y de los artes, pour profiter d un expo photo remarquable et assister à une présentation de « musica avanzada ». Nous avons entendu quelques DJ, présentant leurs œuvres électroniques dans une salle de musée, installés sur une sorte d’estrade.


Plus tard, nous avons fait le tour du quartier des artisans. Le respect que m’a inspiré les lieux m’a défendu de prendre des photos mais l’âme de l’endroit était vivant. Ce pueblo reconstitué avait tout de l’atmosphère d’un véritable village indien. Le tout dans une ambiance rock pas désagréable du tout.

Le barrio inglés a tenu ses promesses et nous a bien diverties mais les recommandations sur la prudence à garder dans cette ville, le défilé des camions de police blindés et grillagés et le désert qui régnait dans les bars nous a poussé à rentrer sans guère plus profiter des possibilités nocturnes de la ville.

 

 

 

Par Magalie Alaux
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 21:39
Pour reprendre par ordre chronologique,  mon colocataire, le plus jeune, Yoan avait décidé de me sortir avant son départ ( il est parti hier!). Il  a proposé la fête hebdomadaire consacrée aux étrangers


Mercredi dernier, nous avons donc rejoint sa copine chilienne Onil (ce prénom est aussi étrange pour les chiliens que pour nous) vers 21h30, car il faut savoir que si le métro s'arrête à 22h30, la fête ne commence pas avant 23h / minuit. Nous nous sommes donc attablés à l'apéro vers 22h, où j'ai enfin gouté le fameux pisco servi sous forme de Pisco sour : mélange de pisco (alcool local dont l'orgine n'est pas clairement définie entre Chili et Pérou mais avec un petit goût de gnole des familles en moins fort...). Le cocktail consiste donc à mélanger le pisco avec du jus de citron, du sucre, de la glace pilée et du blanc d'oeuf battu. Ce délicieux n'en est pas moins traitre...

Cet apéro familial a débouché sur le "miercoles pô" , (po utilisé à la place de "pues" en castillan est utilisé ici à longueur de phrase comme une sorte de ponctuation) la fête du mercredi organisée  pour et par des étrangers tous les mercredis dans des établissements différents chaque semaine.
Si le thème de la soirée était la France, seule la couleur des ballons permattait d'y voir une référence. Comme Etienne (l'ancien de la coloc) nous avait prévenu, la majorité étaient des étudiant(e)s et cette petite sauterie ne m'a pas convaincue du tout sur l'intérêt de cette fête d'intégration dédiés aux étrangers
 Pas grand intérêt donc à cette soirée si ce n'est de confirmer que le bar a commençé a bien se remplir à partir d' 1h, la fête commence donc tard, c'est une évidence. Pour le moment je suis bien incapable de dire à quelle heure et dans quel état elle finit!
to be continued...
Par Magalie Alaux
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 04:37

Celle-là c'est juste pour frimer : c'est la piscine dans la colline qui donne sur la ville.

Si la semaine a été riche en balade et en escapade, je me dois de rentrer un peu dans le détail sur Santiago.
Bien sûr c'est la plus grande ville du pays avec 5 millions d'habitants, soit le tiers de la population chilienne. Population très hétéroclite puisque, à l'image de Santiago, une petite partie concentre les richesses alors que la moyenne survit avec le peu qu'il lui est donné. "Donner", façon de parler, puisqu'en réalité, il n'y a pas d'état providence, ici, la réalité sociale est très dure comme je l'ai dit ce qui explique le nombre important de personnes extrêmement pauvres qui vivottent en cirant des chaussures, jouant de la musique, en vendant choses et autres dans la rue.
C'est très déroutant, voire outrageux de voir comme la misère cotoie la richesse.

Après, comme dans toute grande ville, il y a des quartiers avec des identités fortes. La Providencia est l'artère principale et un peu huppée de Santiago. C'est la référence pour les gringos. De toute part des collines (cerros)  entourent la ville, c'est aussi pour cela qu'au dessus de Santiago plane , en permanence un abominable nuage de pollution. A ce sujet, outre les 3 semaines de congés annuels, les habitants de Santiago qui travaillent (45h / semaine) ont droit à 2 jours de congés pour "pollution" entre avril et septembre... largement mérités comme le montre les photos.

Outre le cerro Santa Lucia, transformé en parc très prisé par les amoureux (particulièrement ostencibles ici : à tous âges ils se roulent sur les pelouses et se mangent la bouche à tous les cons de rue) avec ses fontaines, ses bancs, ses palmiers et autres plantes grasses; le cerro San Cristobal est beaucoup plus haut.
A ses pieds, le barrio bellavista, qui porte bien son nom. C'est la quartier bohème avec pleins de bars, de resto, d'artisans, sans doute encore plus de musique qu'ailleurs, des gargottes et des attrapes-touristes; Pablo Neruda y avait une maison, désormais transformée en musée.


Ca se passe comme ça à Bellavista...



Puis...

en gôutant la escudo (12Francs le litre), notre voisin de table, le fils de Santana est tombé amoureux de Carole...


















Coralie, elle, a plutôt le mojo avec les chiens. Il faut dire qu'ils sont partout ici; En général sympas, ils suivent les passants un moment, comme s'ils se découvraient soudain un maître puis change de direction sans prévenir...







Quand on commence l'ascension (car nous n'avons pas succombé à la facilité du funicilaire ni du téléphérique), on arrive rapidement au parc zoologique, un peu plus haut on tombe sur le parque Metropolitano, paradis des joggeurs et des cyclistes (les fous!!), ce parc habrite le jardin botanico Mapuleme représentant la flore des
différentes parties du Chili; c'est aussi le parc citadin le plus grand du monde ( 2 fois plus vaste que central parc) et quand on continue l'ascension, on arrive à ... la Virgen de la immaculada conception.

c
'est un genre de pélerinage où se masse les chiliens de tous les âges. Cette statue de 14m surplombe la ville et offre une vue impressionnate sur Santiago.
















Pour les mauvaises langues, qui n'ont pas suivi : la photo n'est pas floue, c'est le nuage de pollution. Et encore, c'était samedi. Aparament c'est bien pire en semaine...










Par Magalie Alaux
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 23:24

Les copines sont parties pour la Serena samedisoir et moi j'ai emmnagé hier dans une colocation du quartier Las condes au métro el golf. C'est surement le quartier le plus classe de Santiago... C'est aussi le centre financier, il y a des pelouses dignes de green de golf devant chaque building, des banques et des sculptures  à tous les coins de rue. C'est aussi un quartier largement habités par les expatriés, en grande partie américains mais aussi italiens.


Ci-joint voici mon immeuble... Il y a un peu moins de vitres que dans les immeubles alentours mais c'est quand même la classe, avec sa pelouse-moquette devant, ses balcons et les gardiens présents 24h/24H...



J'ai remplacé le seul chilien à l'appartement (malheureusement pour mon espagnol...) et il reste deux français, très sympa tout les deux. L'un est marseillais et informaticien, il vit ici depuis 2 ans et fabrique des jeux vidéo en télétravail (depuis l'appartement pour les non initiès) et sort avec une chilienne, qui est souvent là mais celui-ci s'en va dans 15 jours. Le second a monté une entreprise de pate feuilleté et de quiche française!

Je suis bien installée, j'ai tout ce qui faut ici, la météo continue d'être clémente et demain, je rencontre la première équipe dans un collège assez huppé d'après ce que j'ai compris. Je ne sais pas encore si on va rester au stade de la présentation et de l'organisation ou si je serais d'emblée dans la cageaux lions... les mains dans les poches, puisque je ne connais pas le niveau des élèves ni les attendes des équipes...


Par Magalie Alaux
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 05:07

   

Le 1ier mai est également un jour férié au Chili, c’est également la fête du travail. A la différence que les conditions sociales dans le pays amènent les travailleurs et les jeunes à célébrer cette date un peu différemment. Nous avions décidé de nous rendre à Valparaiso, une ville en bord d’océan pacifique à 1H30 en bus de Santiago. Nos hôtes de l’hôtel nous ont souhaité une bonne journée « que se vaya bien ! » en nous mettant en garde sur les endroits à éviter aux vues des manifestations annoncées qui allaient être pour le moins animées… En effet, les camions (et les policiers en faction un peu partout) blindés n’avaient rien de rassurant mais rien pour nous détourner de nos projets de ballade, en cette journée chômée…

A peine, étions nous installées dans le bus que je faisais la connaissance de Soledad H., cette aimable institutrice à l’âge de retraite, (n’étant ni à la retraite ni chômage, mais toujours à la recherche d’un emploi ou d’une activité pour lui procurer de quoi survivre). Après une discussion de la longueur du trajet, celle-ci m’a proposé l’hébergement et a réitéré la mise en garde sur les dangers de la manifestation mais également sur les tarifs prohibitifs des restaurants « attrayants » nous recommandant plutôt les gargottes du marché.

            Accueillies par des policiers en gilets renforcés, nous recommandant de monter dans les cerros (collines) auxquels on  accède en funiculaires, nous avons tout de même traversé le marché sous les regards curieux et racoleurs des paysans les plus démunis vendant de magnifiques fruits, légumes et fromages à des prix extrêmement bas. Ex le kg d’avocat à 200$C soit 0,30 €.


            Après les carrabineros (policiers) armés jusqu’aux dents et la menace de se retrouver au milieu d’une manif qui dégénère, nous avons pris une nouvelle montée alors qu’une passante chilienne aux abords du marché nous a conseillé de cacher les appareils photos et que nous commencions à sentir la pression des commerçants prêts à tous les assauts pour restaurer les bonnes touristes que nous leur représentions.

 

 

 


            Comme toujours, nous avons trouvé du réconfort autour d’une table de restaurant. Ici, le poisson été succulent et sur les conseils de ma copine du bus et du 3ième âge, Soledad nous avons commandé une assiette de merlu a la plancha dont nous nous rappellerons longtemps pour la qualité, la quantité et accessoirement le prix et la musique bien typique jouée par deux guitaristes de passage.

 


           

 

Décidément le bas de Valparaiso avec ses accents d’ancienne ville riche qui tente de se redresser de la décrépitude. Cette n’a rien de commun avec le haut de la ville, familièrement (et semble t il assez justement) appellée « gringo-landia » par les autochtones.

            Après l’impression de « souk » aux couleurs locales dans le marché, la ballade le long sur l’allée bordant l’océan, encadrée de palmiers et de buildings de verre à la mode Miami, nous avons savouré notre fin de journée sur les cerros (collines qui entourent la ville basse) desservies par funiculaires, peuplées de maisons en tôle aux couleurs éclatantes,  agrémentées de graffitis des plus modernes et de slogans militants ; le tout mi – ruines, mi-maison bourgeoises.

            Cette ballade des plus agréables (sous le soleil exactement) nous a amené à rencontré LA figure locale, en la personne de Nicoli, un octogénaire italien expatrié depuis 1939, dont l’amour pour sa ville n’avait d’égale que sa passion pour les histoires et la connivence avec les passants sans soucis. Celui-ci s’est enorgueilli de nous faire la visite historique du Cerro Conception, de ses maisons, de l’état d’esprit et la motivation qui a commandé leur construction, le tout en nous indiquant les plus beaux spots de sa main tremblante et son œil taquin.

Aproveche !

 

                                Un des cerro vu d'en bas



La succession des maisons  faites de tôles aux couleurs chatoyantes, parsemées de coupoles








Don NicolaÏ, notre guide improvisé, expatrié, star de son village, philosophe et arrière grand-père



















El palacio Barburizza (1916) , commandé pa un italien habrite le museo de Bellas artes sur le cerro Allegre























A croire que tous les habitants sont dotés de talents artistiques hors du commun (trompe l'oeil)











Une des ressemblance avec la vie espagnole: les nombreux parcs où chacun prend plaisir à flaner

Par Magalie Alaux
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 03:47

 


 


Hier, après la réunion et le déjeuner de travail dans un excellent restaurant célébrant Vincent Van Gogh, nous avons poursuivi notre découverte de Santiago. Après avoir flâné dans le marché artisanal nous avons passé la soirée au festival international de danse, présentant les danses et les chants folkloriques des différentes parties du Chili jusqu’à des ballets modernes et contemporains. Nous avons donc pu découvrir que la bourré a sa pareille ici. Si le spectacle de danse contemporaine était très recherché et ludique, je préfère ici vous montrer quelques extraits des plus traditionnelles…

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Magalie Alaux
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 03:44

La deuxième journée à Santiago a permis de prendre connaissance de la feuille de route des trois mois à venir.

Qui a dit qu’il s’agissait de travailler 20 jours et de se balader tout le reste du temps ?...

            Sur ce point il semblerait que l’IUFM de Toulouse n’ait pas tout à fait la même vision du programme que nos correspondant chiliens.

           La  feuille de route a ainsi écarté toute ambiguïté sur ce point. En effet, nos premiers contacts avec l’institut franco chilien ont permis de mesurer l’investissement des équipes, fermement décidées à donner du sens à ce stage tant pour les stagiaires que pour les établissements qui nous accueillent. Notons que l’accueil, a été très chaleureux et surtout très sérieux. Nous passons la semaine à l’hotel mais nous avons déjà des contacts pour la suite de l’opération « logement ».

 

A propos de l’école au Chili :

 

            La première réunion de travail a permis de prendre la mesure de la diversité des établissements.

            Tout comme la cité, l’éducation au Chili est marquée par un très fort cloisonnement social. Concrètement, EL colegio accueille des élèves de la maternelle à la 4°. Les écoles publiques sont tellement démunies qu’encore beaucoup d’entrent elles accueillent la moitié des élèves le matin et l’autre moitié l’après midi, tant les infrastructures manquent. A coté de cela, les écoles privées, aux frais de scolarité extrêmement élevés sont un gage de qualité de l’enseignement mais surtout des conditions de travail. Ici, seules les élèves les plus brillants peuvent, par l’intermédiaire de bourses d’études poursuivrent des études de qualité. A retenir également que l’école est soumise aux lois du marché :  l’enseignement est obligatoire jusqu’à 17 ans mais la scolarité est payante même si les frais des écoles publiques sont dérisoires. Au contraire les universités d’Etat n’accueillent que les élèves les plus brillants et l'acces à l'enseignement supérieur nécessite le recourt aux crédits.

 

La feuille de route :

            Cette première semaine permet de prendre la mesure de l’environnement social et scolaire, par un dossier et des réunions. La deuxième semaine permettra de rentrer en contact avec les différents enseignants avec lesquels je vais travailler. En effet, je vais donc intervenir comme assistante de français dans une dizaine d’établissements : des lycées et collèges les plus réputés (et aux frais les plus élevés) jusqu’aux écoles/ collèges publiques les plus démunies.

L’emploi du temps se réparti du lundi midi jusqu’au vendredi midi, soit 24 heures de cours de la deuxième semaine à l’avant dernière semaine du séjour !

            Heureusement, les vacances qui débutent le 14 juillet me laisseront quelques jours de répit pour, je l’espère, voyager un peu plus loin que ne le permet les weeks end.

 

Par Magalie Alaux
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 14:37

El hostal Casa Grande























le patio depuis lequel je donne des nouvelles























Santiago dans toute sa spendeur
















 
Le parc Cerra Santa Lucia






















Les cireurs de chaussures sont partout, comme les marchands de rue et les diseuses de bonne aventure
Par Magalie Alaux
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 00:16

Ca y est, nous y voilà!!

Après un voyage plus long que ce que j'avais prévu (14h séparent Madrid de Santiago). Et oui, ici l'hiver arrive et le décalage n'est donc pas de 4h mais 6h avec la France, puisque c'est l'heure d'hiver.
Le vol s'est donc parfaitement déroulé, mieux que je ne l’espérais puisque je comptais bien dormir le plus possible afin que le voyage semble passer plus vite. Je n'avais pourtant pas prévu d'être aussi "foudroyante" dans mon projet. Ainsi, et à la surprise de mes comparses de route j'ai donc adopté le mode sommeil dès la mise en route du moteur de l’A340 (à moitié rempli d’ailleurs) et avant même le décollage. Je vous passerai ici les détails sur la qualité de la nourriture servie et du film …

 

Le vol au dessus des nuages transpercés par les sommets de la cordillère des Andes est incontestablement LE moment de ce voyage.

 


 

A l’arrivée, après avoir été reniflées (les valises) par les nombreux chiens cherchant la moindre trace d’un aliment importé (les autorités chiliennes semblent obsédées par d’éventuelles contaminations : la semaine dernière une assistante a pris 38000$ chiliens d’amende soit 55€ pour une clémentine oubliée au fond du sac !), nous nous sommes naturellement dirigées vers un petit déjeuner (environ 8h 30) à base d’empanadas, de salade de quinoa à l’avocat et de fougasse aux olives. Très prometteur tout ça d’ailleurs !!

 

La chargée de mission nous a récupéré ici mais à peine avions nous parcouru 10 km, qu’un arrêt d’urgence a été nécessaire sur l’autoroute. Et nous voilà, à peine arrivées, embarquées dans une dépanneuse. Nous avons longé le Mapocho, le torrent qui traverse Santiago, notamment ses quartiers les plus pauvres faits de cartons et de brics à bracs. Très bas en ce moment, ça a été un crève cœur de voir le nombre incalculable de déchet en tout genre que charrie ce torrent.

 

 

C’est un taxi qui nous a déposé à l’hostal, très agréable, dont une partie des pensionnaires profitait du soleil dans le patio que nous avons traversé pour rejoindre notre chambre. En effet, jusqu’à samedi, je suis avec Carole et Coralie, deux instits qui feront leur stage un peu plus au nord (sur la carte) : La Serena et à quelques 6h de bus…

Cette première journée de soleil a donc été consacrée à la découverte du centre de Santiago. Au demeurant, cette ville très industrialisée, que l’on pourrait prendre pour une ville de l’ouest américain (les cireurs de chaussures en plus !) avec ses palmiers et ses buildings de verre n’est finalement pas si étendue. Les plus anciens monuments côtoient des tours très modernes : le contraste est édifiant et témoigne de l’héritage libéral dans lequel, l’actuel gouvernement cherche à faire une part plus grande à la santé et à lutte contre la pauvreté.

 

To be continued…

 

 

 

 

 

Par Magalie Alaux
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 11:58
    Le break est chargé jusqu'au plafond et je suis en train de siroter un dernier café pour me donner le courage de prendre la route de la Dordogne... Déménager, non pas définitivement de Toulouse, mais aller voir ailleurs pour mieux y revenir... C'est avec un sourire aux lèvres que je repasse le film des dernières semaines...
    J'en profite, au passage pour saluer Anne, qui n'a même pas décoré mes cartons de sa spécialité artistique_ les concombres de mer _avant de les charger, Jazz dont on ne peut plus douter des heures passées à jouer à  tétris, Mike et Elvire, avec le brushing du samedi aprés midi qui ont soutenu les regards accusateurs des voisins 3ième voire 4ième-ageux troublés par les vas et vients dans l'ascenseur...
    A Sophie et Florent, mes hôtes du dernier (je l'espère) convoi et non moins hôte à Lherm.. et Madrid!
     Puisqu'on y est , je salue aussi Caro et Lolo qui m'ont fait le plaisir de m'accompagner à Barcelone et qui ont transformé mon aller retour à but professionnel en promenade de santé (cerveza, sol, vino tinto y tapas). A mes collègues de Lherm, et en particulier Valérie, que j'aurais bien emmené avec moi, pour une parenthése latine.
    Ces clins d'oeil ne me font pas oublier que le convoi m'attend. Cette fois-ci, je vais faire route vers ma Dordogne, où je devrais être attendue avec les fastes de mon pays : petits oiseaux farcis au foie gras, rotis à la cheminée aux Eyzies, en la chaleureuse compagnie de la famille "tuyau-de -poils" au grand complet. Cette terre est aussi celle de tatas land, dont la gloire des protaganistes a largement dépassé les frontières périgourdines.

Mag., on the road again...





Et pendant ce temps là, les grives tournent-broche...


Par Magalie Alaux
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