Dimanche 18 mai 2008
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Sur les conseils de la mama adoptive de Carole et Coralie, le dimanche, dia de la mama, nous avons donc pris un bus pour Andacollo. Le bus s'est enfoncé pendant
une heure dans les terres au nord est de la Serena, en direction de la cordillière. Là, nous étions tout simplement scotchées par les paysages de montagnes successives faites de cailloux où les
cactus sont la seule végétation.
Il faut bien avouer que le bus transportant plus de passagers que de sièges a légèrement peiné pour gravir la route en lacet qui sillonne ces montagnes. Et une
une fois quelle surprise de découvrir ce village perdu dans ce desert montagneux. Le tout sous des températures caniculaires. Pour être précise, Andacollo a une rue principale avec qq
restaurants, la plupart vides mais largement sonorisés.
Le reste du village ne sont que petites maisons de bric et de broc aux vitres pousseux et aux chemins de terre.
La seule trace de richesse de ce village reculé : je vous le donne en mille!
L'église bie sûr, quoiqu'un peu vétuste
et...
le temple (oui oui, le temple) dédié à la sainte mère!
immense et démesuré par rapport au village d 'Andacollo
avec l'effigie de la vierge où le pélerin vient faire ses dons de toutes sortes, en fonction des moyens : cierges, cadeaux divers, fleurs, et même des diplômes (paraît il, on les a pas vu!)
Une parenthèse sur la religion :
Ce pélerinage est représentatif de l'importance de la sainte famille dans ce pays très croyant. J'ai appris pas la suite, que la majorité des gens sont ici catholiques avec bien
des façons de vivre leur culte : certains vénérent les saints et la vierge à travers une sorte de contemplation passionnée, en arborant des images et des symboles de leurs icones, d'autres vivent
leur foi dans la menace qui pèse sur les pêcheurs, d'autres encore préférent prier l'amour...
Dans certains quartiers, les racolleurs appellent et tendent des tractent, dans d'autres les les fidèles vont précher dans les quartiers les plus pauvres le week end. Dans
l'ensemble, les images et chapelets sont en vente partout dans la rue et la sainte famille sur toutes les lèvres. En me rendant à un cour, j'ai voulu traverser un marché, dans le quartier trés
pauvre de Quinta Normal baptisé Lourdes... il s'agissaient exclusivement de bancs d' images religieuses. Une vielle, qui avait dû sentir à qui elle avait affaire m' y a tendu un superbe bracelet
tout en plastique serti d'images de la vierge...
A concurence des catholiques (si je puis m'exprimer ainsi), les protestants, sous diverses formes ne sont pas en reste. L'un des professeurs avec qui je travaille m'a sortie de
mon ignorance en m'énonçant ce qui différencient les évangiles des catholiques (les évangéliques ne vouent pas le même culte aux saints et à la vierge).
Ici, les églises palient à l' absence de social. Elles oeuvrent de différentes façon à aider leur fidèles. Elles peuvent financer des soins, des mariages, des études. Certains branches ont bien
entendu leurs propres écoles. Dans le désordre et de ce que ma mémoire agnostique a retenue : les mormons sont dans la place, tout comme l'Opus Deï (tres influente), les Methodistes. D'aprés les
sources du net, la grosse majorité est catholique avec une forte influence de l opus dei, et 10 à 15% sont protestants. On trouve une minorité de juifs et de musulmans.
Fin de la parenthèse
Coquimbo c'est aussi ça :
Des maisons de fortune, colorées et où plus qu'ailleurs peut être on peut y lire des slogans militans
des chiens, qui comme les vieux (que je n'ose pas photographier...) se traînent devant les maisons en cherchant un peu de fraîcheur
des buis buis où l'on peux manger des empanadas frits dans une savoureuse huile...
au fond des maisons de toles flanqués sur des collines poussiéreuses
Par Magalie Alaux
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