Samedi 14 juin 2008
6
14
/06
/Juin
/2008
04:39
A mesure que la routine s'installe, il est de plus en plus difficile d'alimenter ce blog avec des photos et des découvertes merveilleuses. Il
faut dire que les semaines sont denses, les week end aussi d'ailleurs.
J'ai attaqué la deuxième partie du sablier : la moitié du temps a filé et le temps restant paraît filer extrêmement rapidement.
Pourtant, rien d'extraordinaire ces derniers temps : pas d'aventure ni de paysages ou d'animaux extraordinaires : métro, boulot, restos, sorties, balades
Un petit trémolo lors d'une balade nocturne dans une rue magnifique du quartier Santa Lucia où l'éclairage aidant ET la nostalgie d'un soir de juin dans les rues de Sarlat, j'ai pensé à la maison
de la Boétie devant cette façade.
La ressemblance est limitée, j'en ai conscience mais je parle ici d'une impression : de grandeur passée peut être
Semaine hétéroclyte malgré tout puisque j'ai eu l'occasion d'aller supporter la petite et surprenante équipe de rugby d'Arica (région du Nord) pas
particulièrement favorie du championnat (moyenne d'âge élevée, sans budget ni terrain, ils s'entraînent dans un parc municipal!) mais portée par la passion et la fierté de leur ville chargée
de l'histoire chilo-peruvienne. Cela a donné lieu a un spectacle surprennant où les étudiants de Santiago ont mené jusqu'à la dernière demie heure jusqu' à ce que le public aricain se déchaînent et
que les joueurs s'enflamment et enchaîent 2 essais, renversant ainsi le score.
Arica gagne et mon copain José, président et fondateur du club passe à la télé, fier comme un général après la toma del Morro de Arica
Cette semaine aussi, j'ai eu l'occasion d'entendre un conférence de l'éminant Edgar Morin, de passage à Santiago. De justesse
puisqu'arrivées avec 15 minutes de retard, l' amphi archi-complet, il a fallu ruser pour pouvoir se trouver une place dans les escaliers...
Edgar Morin
Hacia el abismo?
Heureusement, nous n'avions pas besoin des oreillettes et de la traduction...
Rien de révolutionnaire cependant : des références interessantes, des images brillantes, ses concepts de pensée de complexe et d'incertitudes
sur l'avenir au service d'un constat de chaos et d'un message d'espoir.
Salsa salsa tambien, puisque les cours continuent dans la bonne ambiance; le prof nous a préparé un repas cubain la semaine dernière. Cette semaine avec
Carine, on a essayé de mettre ça en pratique mercredi soir dans une salsotéqua : un fiasco complet. A renouveller en week end... peut être demain soir d'ailleurs
L'atelier d'artisanat avec Carine et Karin, est aussi un moment très agréable.
Atelier à la maison : le métier rentre !
J'ai battu mon reccord de 3 paires de boucles à le séance... et je le fête par une petite photo avec notre prof Karin : adorable, future instit., elle paie ses
études grâce à son savoir faire : quand elle n'est pas en cours, elle vend sur les marchés, essayant de passer au travers des coups de filet des policiers qui coûtent très chers (amande+ saisie du
matériel)
Ma copine Carine, en pleine période violette!
Enfin mon quotidien ne serait pas complet sans ajouter la trombine de mon colocataire et copain Etienne
Défiant une salade que je tenais à immortaliser car vendue avec les racines, le tout empaqueté comme un bouquet. Il s'agit d'une salade hydroponique qui n'a jamais vu le terre. Le miracle de
l'alliance de la technologie et de l'agriculture...
Et enfin : le gaz est revenu! allelouia
Et j'ai vécu mon premier tremblement de terre en composant cet article. Geneviève m'avait averti que ça arrivait de temps en temps. En l'occurence pas de quoi se jeter au sol mais de quoi seccouer
l'immeuble et celui d'en face
Par Magalie Alaux
0